Nicolas Cavalier-Caron
Directeur Général de Montmirail
Le 19/10/2026
Nicolas Cavalier-Caron, directeur général du groupe Montmirail, courtier en assurances employant 120 salariés, revient sur son parcours, ses découvertes à son arrivée et les mutations du secteur, marqué par la multiplication des rachats par de grands groupes.
Face à l’intensification des sinistres climatiques et des cyberattaques, il décrypte le durcissement des conditions imposées par les assureurs et l’évolution du rôle des courtiers auprès de leurs clients.
Il partage également la politique RSE de son groupe et sa vision stratégique pour l’avenir, qu’il viendra présenter le 24 novembre prochain lors de la Journée des Réussites RSE.
Vous avez rejoint Montmirail l’an dernier comme directeur général. Qu’est-ce qui vous a décidé à prendre ce poste, et d’où veniez-vous ?
Je suis arrivé chez Montmirail il y a un an à la suite d’une proposition de notre actionnaire. Ce qui m’a tout de suite séduit, c’est la possibilité de prendre la direction générale d’une entreprise reconnue, avec une expertise bien assise, une belle identité et des ambitions appuyées par le groupe.
J’évolue au sein du Groupe Verspieren depuis plus de 20 ans, et je suis originaire du Nord de la France. Alors oui, il y avait le défi professionnel, passionnant en soi, mais aussi un défi plus personnel : sortir de ma zone de confort, changer de région, découvrir un nouvel environnement et me remettre en question.
C’est une aventure aussi enrichissante qu’enthousiasmante !
Qu’avez-vous découvert en arrivant qui vous a surpris, en bien ou en moins bien ?
En réalité, même si nous voyageons tous un peu, on ne découvre vraiment un territoire que lorsqu’on y travaille et qu’on y vit au quotidien.
Chez Montmirail, nous avons cinq bureaux répartis au sud d’une ligne Bordeaux-Annecy. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la richesse des différences humaines que l’on rencontre d’un territoire à l’autre. Les façons de communiquer, de travailler, de créer la confiance ou de construire les relations sont parfois très différentes.
Je n’avais jamais été confronté à une telle diversité auparavant, et je trouve cela passionnant. Cela demande une réelle capacité d’adaptation, mais c’est aussi une formidable source d’enrichissement. J’ai découvert qu’il n’existe pas une seule manière de travailler ensemble, mais plusieurs, et c’est précisément ce qui fait la richesse de notre entreprise.
Le marché de l’assurance se concentre, avec des rachats de cabinets par de grands groupes ou des fonds. Quelle place pour un courtier de 120 salariés ?
Nous avons beaucoup de chance chez Montmirail car nous sommes capables de conjuguer la proximité avec nos clients et les valeurs qui nous animent, héritées de notre ancrage local et de notre histoire régionale, avec la force du Groupe Verspieren sur des sujets nécessitant des expertises plus transverses, comme l’accompagnement à l’international ou l’assurance des énergies renouvelables.
Nous pouvons ainsi associer la proximité et la réactivité d’une entreprise à taille humaine à la puissance d’un grand groupe indépendant.
De toute façon, notre ambition n’a jamais été de privilégier la taille au détriment du reste. Ce qui compte pour nous, c’est d’apporter une expertise solide, de construire des relations durables, de proposer des solutions adaptées et d’anticiper en permanence l’évolution des risques et des besoins de nos clients.
Les assureurs durcissent leurs conditions face aux sinistres climatiques et aux cyberattaques. Comment cela change-t-il votre rôle auprès des clients ?
Notre métier évolue, car il ne suffit plus aujourd’hui de trouver une solution d’assurance. Notre rôle est dans une logique de partenariat avec nos clients et favoriser la compréhension, l’anticipation et la maîtrise de leurs risques.
Nous les accompagnons de plus en plus dans les démarches de prévention, de sensibilisation et de gestion de leur exposition aux risques. L’assurance ne remplace pas une véritable politique de management des risques, elle vient la compléter et la renforcer.
Quelle que soit la nature des risques, le contexte ou les enjeux, notre mission reste la même : protéger ce qui compte et permettre aux entreprises comme aux territoires de se développer sereinement et durablement. C’est cette raison d’être qui nous guide au quotidien pour avancer ensemble vers demain, avec audace, confiance et responsabilité.
Comment la RSE se traduit-elle dans votre entreprise ?
Chez Montmirail, la RSE n’est pas un sujet traité à côté de notre activité. Elle fait partie intégrante de notre manière de réfléchir, de décider et d’agir au quotidien.
Bien sûr, cela se traduit par des actions concrètes : le Cleaning Day, Octobre Rose, la Semaine de la qualité de vie au travail, l’installation d’ombrières photovoltaïques sur notre parking ou encore nos engagements associatifs.
Mais ce qui m’intéresse particulièrement, c’est notre capacité à nous interroger en permanence sur les sujets émergents. Lors de notre dernier séminaire RSE, nous avons ainsi travaillé sur le numérique responsable et l’usage raisonné de l’intelligence artificielle. J’y ai notamment appris qu’à chaque requête IA, c’est un radis qui ne pousse pas ! J’avoue que cette image fait réfléchir…
Plus largement, notre démarche est construite avec les collaborateurs. C’est tout l’esprit de notre projet d’entreprise Montmirail 2030, sujet que nous partagerons lors de la Journée des Réussites. Je suis convaincu que performance économique et responsabilité sociétale ne s’opposent pas. Au contraire, lorsqu’une démarche est collective, sincère, concrète, elle devient un véritable moteur de confiance, d’engagement et de croissance durable.
Que viendrez vous partager le 24 novembre prochain ?
En tant que directeur général, mon rôle est de définir un cap. En revanche, je suis persuadé que je n’ai pas à imposer le chemin pour y parvenir. Ce sont les femmes et les hommes de l’entreprise qui, collectivement, trouvent les meilleures solutions pour avancer.
Lors de cette intervention, je viendrai donc partager ma vision de la transformation, de l’engagement, de la responsabilité et, surtout, de la confiance. Car aucune transformation ne peut réussir durablement lorsqu’elle est uniquement décidée d’en haut.
Pour illustrer ce message, un collaborateur viendra également témoigner et apporter le regard de celles et ceux qui vivent ces évolutions au quotidien. Je crois profondément que les transformations les plus solides sont celles qui sont comprises, partagées et portées par tous.
