ALAN FUSTEC :

DG DU LABEL LUCIE, DIRECTEUR SCIENTIFIQUE DE L’OBSERVATOIRE DE L’IMMATÉRIEL

Le 08/01/2013

Alan Fustec, vous êtes DG du Label Lucie, Directeur Scientifique de l’Observatoire de l’Immatériel, vous serez notre invité lors des Rendez-vous de la RSE et de ses innovations du 14 février. Dans cet ITW vous revenez sur le Label Lucie, en quoi consiste l’observatoire de l’immatériel, ce que cela représente pour les entreprises et vous nous éclairez sur la méthode que vous avez mise au point pour calculer la rentabilité de la RSE…

Vous êtes le directeur général du Label Lucie, l’un des seuls labels RSE, pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit et son rayonnement actuel ?

Le Label Lucie est effectivement le premier label Français de RSE aligné sur les exigences de la norme ISO 26 000. Il constitue, pour les entreprises qui l’ont obtenu, la preuve d’un engagement réel et sérieux en matière de RSE. C’est une garantie anti-greenwashing que l’entreprise offre à ses parties prenantes. De ce fait, c’est un label exigeant qui ne s’obtient pas sans effort. 

Vous êtes aussi Directeur Scientifique de l’Observatoire de l’Immatériel, à quoi ça sert ?

Le capital immatériel, c’est toute la richesse de l’entreprise qu’on ne lit pas au bilan. Ce sujet est majeur car dans l’économie d’aujourd’hui, la valeur de l’entreprise est immatérielle au 2/3 environ. L’Observatoire de l’immatériel a pour vocation de promouvoir, auprès des entreprises Françaises, ce sujet et de leur offrir des outils afin de leur permettre de mesurer leur capital immatériel. 

Mais qu’y a-t-il dans la valeur immatérielle pour qu’elle représente une telle proportion de la valeur totale des entreprises ? Et quel lien avec la RSE ?

Le capital immatériel couvre notamment la valeur : de la clientèle, du capital humain, des savoir faire, des marques, du système d’information, etc. Pour se développer, une entreprise a besoin de tout cela. Le lien entre capital immatériel et RSE est simple : l’immatériel représente toutes les ressources fragiles de l’entreprise. La RSE permet de les préserver. Par exemple, vous ne pouvez pas avoir un bon capital humain (immatériel) si vous ne respectez pas vos collaborateurs (RSE). 

Enfin vous avez mis au point une manière de calculer financièrement la rentabilité de la RSE, que vous nous présenterez lors d’un atelier le 14 février, mais pouvez-vous nous éclairer un peu sur la méthode employée ? 

Nous mesurons la rentabilité de la RSE depuis des années et pour de très nombreuses entreprises avec une méthode, très simple en apparence, mais plus difficile à mettre en œuvre : la méthode des coûts évités, qui consiste à montrer qu’il vaut mieux, par exemple, investir dans l’éco-construction que de ne rien faire parce que le bâtiment durable coûte moins cher à l’usage que le bâtiment classique. 

La résultante économique globale est donc positive. Il faut noter ici que la RSE a donc deux effets économiques positifs qui se cumulent : son impact sur le compte de résultat et son impact sur le capital immatériel.

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