THIERRY SCHIFANO

PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES TRANSPORTS SANITAIRES

 

 

 

 

 

 

Le 12/10/2011

Thierry Schifano, vous êtes président de la fédération nationale des transports sanitaires et la profession pèse 4800 entreprises, 49000 salariés et 2 milliards d’euros de CA. Vous nous parlez : de vos propositions pour optimiser la dépense transports de l’assurance maladie et rendre plus productive vos entreprises, vous soulignez les mesures qui seront discutées lors de vos 14ème universités d’été au parc Chanot le 21 et 22 octobre et en tant que Président de l’UPE d’Aix, vous nous faites part des dossiers sur lesquels vous travaillez et que vous souhaitez tourner vers le DD. 

 

navig

Quel est le constat du déficit de l’assurance maladie liée au transport sanitaire ? 

Depuis 30 ans, l’assurance maladie paye les différentes prestations sans penser « optimisation ». Le déficit global de l’assurance maladie est attendu à hauteur de 9 milliards d’euros fin 2011 et à 6 milliards en 2012. Il faut absolument trouver des solutions qui peuvent être de plusieurs ordres :

  • Si bien sûr, il faut revoir le financement de notre protection sociale qui pèse trop sur le travail aujourd’hui en asphyxiant nos entreprises (enjeu coût du travail)
  • Il faut amplifier la réduction des dépenses : « Optimiser, expérimenter des solutions nouvelles plus efficace et responsabiliser les acteurs au plus près des réalités du terrain ». C’est un enjeu que doit relever l’ensemble de la chaîne de soin, l’ensemble des acteurs de la santé

Prenons la journée d’un salarié du transport sanitaire : Ses voyages à vide, les attentes administratives à l’hôpital, la non régulation des flux ( tous les malades ne peuvent sortir qu’à 14h des hôpitaux) , la mise à disposition d’un véhicule pour un client, les convocations chez le médecin ou dans les hôpitaux à 8h du matin (obligeant le conducteur à se lever très tôt, perdre du temps dans les trafics routiers..)
Cette désorganisation nous oblige à avoir une structure qui n’est utilisée qu’à 50% et nous manquons de levier pour accroitre les taux de production de nos entreprises.

Quelles sont vos solutions pour diminuer ce déficit et améliorer le taux de production de vos entreprises ? 

Nos solutions seraient donc 

  • D’organiser et développer le co-voiturage ( sur 100 transports de clientèle seul 9 sont covoiturés !)
    Sans compter la réduction de gaz carbone, l’assurance maladie économiserait 40% de sa facture transport et l’entreprise pourrait augmenter son taux de production. 
  • Réguler les sorties de journée, réfléchir différemment la réponse à l’urgence hospitalière
  • Mettre en place une logistique transport 

Ces mesures permettraient à l’assurance maladie d’économiser 100 millions d’euros. 
Si l’ensemble de la filière santé avait ce genre de réflexion nous pouvons imaginer l’argent qui pourrait être économisé sachant que la profession ne représente que 2% sur la filière santé.

Quel sera le thème de vos universités ? 

Le 21 et 22 octobre à Marseille au Parc Chanot, nous organiserons les 14ème universités de la fédération dont le thème sera : « 2012, l’an 1 du transport sanitaire ». Nous attendons 5 à 600 professionnels.
Nous aborderons toutes les propositions faites pour améliorer la situation de nos entreprises et en même temps réduire la facture de l’assurance maladie. Nous avons l’espoir qu’elles soient prises en compte par l’Etat qui semble très favorable à nos mesures.

Quels sont les dossiers portés par l’UP Aix en lien avec le DD ?

Nous nous impliquons dans le projet de l’UPE 13 « faire grandir nos entreprises ». Au travers de commissions et de différentes réunions et nous étudions, entre autre, des projets concernant le logement, le transport, le Plan Local Urbain, le SCOT de la Communauté du pays d’Aix. Ces projets prendront en compte le développement durable mais pour le moment nous sommes en pleine réflexion et favorable à toute forme de contribution. 

Si cela vous intéresse vous pouvez nous écrire sur président.upeaix@upe13.com

Nous incarnons la défense du territoire, le défendre, être force de proposition pour aider les TPE/PME, créer de l’intermédiation et rester vigilent sur les montants fixés régissant la fiscalité locale.