La loi AGEC de 2020 en cours de mise en oeuvre tente de répondre aujourd’hui à la problématique du recyclage en élaborant des solutions comme l’incitation à la valorisation des déchets dans une logique d’économie circulaire, la suppression du sur-emballage des fruits et légumes, la réduction des plastiques. 26% des déchets plastiques sont des emballages ménagers, et que 17 milliards de bouteilles plastiques sont consommées en France chaque année, ce qui fait de nous le 5ème plus gros consommateur au monde.£
Le PET est particulièrement concerné par ces nouveaux dispositifs, c’est une matière idéale pour le recyclage avec une empreinte carbone réduite de près de 80%. Il peut même être réutilisé à plusieurs reprises en produisant des produits de moindre qualité.
Dans l’industrie, cette évolution n’est pas applicable à tous les déchets. Selon Cedre, les déchets ultimes sont ceux qui ne sont plus valorisables, ni par recyclage, ni, pour certains d’entre eux, par valorisation énergétique. Ainsi :
-les déchets non valorisables des ménages : déchets ménagers, refus de compostage et de tri non valorisables, encombrants issus des déchèteries,…
-les Déchets Industriels Banals (DIB) non valorisables issus des artisans, des commerces, des bureaux et des industries (assimilables aux déchets des ménages)
-les boues de station d’épuration non valorisables dont le taux d’humidité ne dépasse pas 30%.

Rappelons que dans la Region Sud Le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) doit prendre en compte les objectifs nationaux fixés par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte du 17 août 2015, mais aussi les objectifs fixés dans le Plan Climat de la Région afin de développer un nouveau modèle économique, pour se diriger vers une économie circulaire, économe en ressources.
Réduire de 10 % la production de l’ensemble des déchets non dangereux ménagers et d’activités économiques, dès 2025 par rapport à 2015 représente un évitement de l’ordre de 600 000 tonnes en 2025 et 2031 ;
Développer le réemploi et augmenter de 10 % la quantité des déchets non dangereux non inertes faisant l’objet de préparation à la réutilisation
Valoriser 65 % des déchets non dangereux non inertes en 2025 ; Valoriser 70 % des déchets issus de chantiers du BTP d’ici 2020 ; Limiter en 2020 et 2025 les capacités de stockage ou d’incinération sans production d’énergie des déchets non dangereux non inertes (- 30 % en 2020, puis – 50 % en 2025 par rapport à 2010)

Cap est également mis sur 2030 pour un Zero déchets plastiques…. car 8 millions de tonnes de matière plastique finissent en pleine mer chaque année, en Méditerranée, entre 1 000 et 3 000 tonnes qui flottent à la surface…